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Depuis 2025, la fin du questionnaire médical pour l’assurance emprunteur, sous certaines conditions, bouleverse le paysage du crédit immobilier. Grâce à la loi Lemoine, de nombreux emprunteurs accèdent plus facilement à une assurance de prêt, réduisant ainsi les discriminations liées à l’état de santé.
À retenir
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Le questionnaire médical n’est plus obligatoire pour les prêts immobiliers jusqu’à 200 000 € remboursés avant 60 ans.
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Certaines exceptions maintiennent l’obligation, notamment pour les montants élevés et les crédits professionnels.
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L’objectif est de rendre l’assurance emprunteur plus équitable et accessible à tous.
Les conditions de suppression du questionnaire médical
La loi Lemoine a fixé des critères clairs pour bénéficier de la suppression du questionnaire médical dans le cadre de l’assurance emprunteur.
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Le prêt doit concerner un montant inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur.
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Le crédit doit être totalement remboursé avant le 60ème anniversaire de l’assuré.
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Le financement doit viser un bien à usage d’habitation ou mixte (habitation + professionnel).
« Faciliter l’accès à l’assurance emprunteur sans discrimination médicale était une nécessité. » — Julien Morel, spécialiste en droit bancaire
Tableau des conditions principales de suppression du questionnaire médical
| Condition | Détail | Application |
|---|---|---|
| Montant du prêt | ≤ 200 000 € par emprunteur | Obligatoire |
| Âge de fin de remboursement | Avant 60 ans | Obligatoire |
| Nature du bien | Habitation ou mixte | Obligatoire |
Les exceptions où le questionnaire reste obligatoire
Malgré la réforme, le questionnaire médical demeure nécessaire dans plusieurs situations.
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Lorsque le montant du crédit dépasse 200 000 € par personne assurée.
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Si le remboursement s’étend au-delà de 60 ans.
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Pour les crédits professionnels ou tout financement hors immobilier résidentiel.
« Le questionnaire médical reste un outil indispensable pour évaluer certains profils à risque. » — Sophie Lambert, actuaire assurance

L’impact de la fin du questionnaire médical en 2025
Le questionnaire médical était autrefois l’élément central de l’évaluation des risques de santé. Il pouvait conduire à des surprimes ou à des exclusions de garantie.
En 2025, sa suppression dans de nombreux cas garantit :
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Un accès plus juste à l’assurance emprunteur, sans discrimination liée aux antécédents médicaux.
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Une meilleure transparence dans le processus d’octroi du crédit.
Cependant, dans les cas où il reste obligatoire, l’exactitude des réponses est primordiale. Toute fausse déclaration peut entraîner la nullité du contrat.
« La confiance et la transparence entre assureur et emprunteur sont plus que jamais essentielles. » — Marc Delcourt, consultant en assurance
Précisions sur le statut fumeur et autres mentions
Même sans questionnaire médical, une mention reste obligatoire pour tous : le statut fumeur ou non-fumeur. Cette information, bien qu’importante, n’est pas considérée comme une donnée médicale.
Par ailleurs, les emprunteurs doivent être conscients que la loi Lemoine, présentée en détail sur le site assurance emprunteur loi Lemoine, continue de prévoir un cadre spécifique pour les profils présentant des risques aggravés de santé.
« Un détail comme le statut fumeur peut encore influencer le coût de l’assurance emprunteur. » — Claire Martin, courtière en crédit immobilier
Tableau des cas où le questionnaire médical reste obligatoire
| Situation | Exemple concret | Conséquence |
|---|---|---|
| Prêt > 200 000 € | 250 000 € par emprunteur | Questionnaire requis |
| Remboursement après 60 ans | Crédit terminé à 65 ans | Questionnaire requis |
| Crédit professionnel | Achat d’un local commercial | Questionnaire requis |
Vers une assurance emprunteur plus inclusive
La fin du questionnaire médical en 2025 constitue un tournant majeur. Elle permet à de nombreux emprunteurs, parfois exclus du marché en raison de leur santé passée, d’accéder plus facilement au crédit immobilier. Toutefois, pour les situations complexes, le questionnaire reste un outil incontournable pour l’assureur.
« Cette évolution marque une avancée sociale, mais la vigilance reste de mise pour les profils à risque. » — Élodie Bernard, analyste financière
Et vous, que pensez-vous de la suppression du questionnaire médical dans l’assurance emprunteur ? Partagez vos avis et expériences dans les commentaires !
